stéphanie chemla

BOOK & BLOG

80 000 miles plus tard avril 9, 2013

Classé dans : Actualités — stephchemla @ 1:58  

Heureuse détentrice de milliers de miles, je décide, naïvement, d’utiliser ce précieux sésame afin de me procurer des billets d’avion.

A l’heure du web, je me dirige naturellement vers le site Flying Blue  pour effectuer la réservation. Une opération à laquelle je vais consacrer quelques minutes, allez, disons maximum une demi-heure.

Grave erreur. Impossible de trouver la manière d’insérer les différents participants à ce voyage et leurs cartes correspondantes. Trois-quarts d’heure plus tard, à bout de souffle, j’abandonne pour choisir l’autre moyen à ma disposition, certes plus désuet, mais forcément plus efficace : le téléphone.

Adeptes des touches dièses, vous reconnaitrez certainement ce moment où vos nerfs, mis à rude épreuve, menacent de lâcher. 10 minutes et 25 touches plus tard, un opérateur apparaît. Alleluia, les Etats Unis se rapprochent. Yes we can !

« Vous souhaitez, utiliser plusieurs cartes et racheter des miles pour vos accompagnants ? D’accord… ». Je sens au son de sa voix, vacillante et pétrie de doute, que l’affaire s’annonce complexe. « Vous dites Santiago ? » Non, chère madame, Santiago du Chili, ce sera pour une autre fois. Malgré mon amour inconditionnel pour l’Amérique du Sud, je souhaite me rendre légèrement plus au Nord.

Une fois la destination clairement épelée, les dates dûment choisies, les cartes dégainées et les détails réglés, on me communique un numéro de réservation.

Parfait il suffira, j’imagine, de me connecter au site pour acheter définitivement les billets.

Et non, toujours pas, chère Candide. Une fois de plus, j’essuie un franc refus du fameux site. Me revoilà partie  pour le marathon téléphonique de la journée. De tête je peux vous citer les options, 1, 2 et 3, reste à approfondir ma connaissance de la 4ème. Malheureusement à la fin de mon bref résumé, la ligne se coupe. Nouvelle tentative, nouvelle opératrice, nouvelle synthèse. Cette fois, c’est le système informatique qui décide de lâcher. « Ne vous inquiétez pas Madame, je vous rappelle dans une demi-heure ».

Le lendemain matin, trouvant la demi-heure bien longue, je reprends mon courage, munie de barres de céréales et d’un kit de survie. Cette fois, c’est le superviseur qui doit donner son accord. Précisons que je cumule les mauvais points : deux cartes, trois voyageurs, rachat de miles, période estivale. J’hésite à faire mon mea-culpa. « Excusez moi de vous demander pardon, chère Madame, c’est insensé mais je souhaiterais acheter des billets d’avion… »

Sauvée à temps par la bénédiction du superviseur, me voilà aux anges ! Je recevrai mes billets électroniques par courrier électronique. 72 heures plus tard, j’attends toujours.

 

 
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